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Premier jour de prépa, approximativement 48 nanas aux airs de poupées, chevelures impeccablement longues et lisses. Deux examens, une dissertation et 130€ de livres plus tard… 45 (certains petits rats de bibliothèque s’étant déjà jetés à l’eau) ferventes alliées et adeptes du désormais (ou bientôt) célèbre mouvement « chignonne-moi ! ». Les faits sont là, face à moi, une armée de petits crânes couronnés. Effet de mode ? « Oui, mais » répondrait mon prof de philo. C’est pourquoi, en personne soucieuse d’approfondir votre connaissance du monde, j’ai mené une sérieuse enquête. (Merci wiki !) Decryptage (décrêpage ?) par votre dévouée chroniqueuse de ce phénomène.

En bonne hypokhâgneuse, j’ai d’abord cherché des réponses auprès Anciens : les grecs. Ils me firent la confidence qu’à leur époque, le chignon était marqueur de profession, et plus précisément arboré par les prêtres dionysiaques (Dionysos : dieu de la vigne, du vin et de ses excès, du théâtre et de la tragédie). Le rapprochement n’est pas dur à faire avec nos jolies étudiantes disciples du dieu Littérature, et prête à le prier de leur donner les clefs de son vaste royaume chaque fois qu’une khôle se profile.

Poursuivons cette enquête spatiotemporelle en Mésopotamie. Ici, en certaines régions, cette coiffure se trouvait réservée aux servantes. Rien d’étonnant à la voir aujourd’hui étouffer les précieuses têtes blondes de nos sujets d’étude asservies aux maîtres sévères que sont Philo, Lettres, Culture Antique, Latin et les autres.

Bref, de manière général, qu’il soit haut ou bas, agrémenté d’accessoires ou non, le chignon a toujours garder une certaine place dans nos sociétés, se dérivant sous toutes les formes au gré des modes, symbole de sérieux pour les uns, et d’émancipation pour les autres, il a suivit notre évolution.

Mais qu’en est-il de nos hypokhâgneuses, alors ? Ne serait-ce là qu’un signe de l’élévation spirituelle acquise en prépa ? Ou bien un artifice destiné à masquer une excroissance osseuse causée par une augmentation du volume du cerveau ? Eh bien non. En vérité, le chignon permet avant tout de se pencher sur sa copie sans être immédiatement harcelée par ses cheveux. Les couper pourrait suffire, mais bon nombre d’étudiantes tiennent à leurs baguettes, et s’arrangent ainsi pour rester à la fois pratiques et sophistiquées. Enfin, un autre fait est à mettre en lumière : en prépa, t’as pas l’temps d’te brosser les veuch !

Pouet.

Céleste CSM

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3 réflexions sur “« Chignonne-moi ! » le phénomène CPGE

  1. Je n’verrai plus mes hkâgneuses de copines de la même façon grâce à toi ! 😉

    Dionysos est en nous. Voilà l’explication de notre folie de bacchantes lettreuses ! Waouh !

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