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Ambiance

Bienvenues dans un monde post-apocalyptique où les êtres vivants et les paysages sont conçus de manière artificielle et contrôlés par une humanité incapable de procréer naturellement. Cette nouvelle race d’hommes est régie par les lois physiques standards à l’exception d’une poignée de croyants profonds dotés de facultés hors normes que leur confère leur la foi en un livre : la Bible, dont la connaissance approfondie de ses 14 chapitres permet de défier la notion de réalité.

« La réalité est de l’argile pour l’esprit humain »

À l’origine de cette Bible, il y a Dieu, retiré sous la mer après la chute d’une météorite. C’est alors que Daniel Kean, athée, se voit brutalement devenir le vecteur de la Clé de l’abîme. La Clé est outil (dont on ignore s’il s’agit d’un objet, d’une personne, d’un lieu ou d’une idée) donnant accès au royaume divin, et que différents regroupements de croyants profonds se disputent : les uns désirant détruire Dieu afin de s’affranchir de la peur, les autres souhaitant le sauver.

Citations

« Les historiens affirment qu’en des temps très lointains, il y avait des poètes qui écrivaient des mensonges pour le plaisir des lecteurs. »
« Si tu as une illusion, tu dois essayer de la faire durer jusqu’à ta mort, car ce sera pour toi une forme de vérité.»
« La première chose que Daniel Keane vit au Japon fut un suicide. »
« La Vérité aime les mensonges. »

J’ai aimé

  • la différenciation faite entre plaisir charnel et amour spirituel
  • l’évocation de rapports homosexuels
  • la description des nouvelles modes et préférences esthétiques quant à l’apparence humaine
  • l’alternance rythmée scènes d’actions/réflexion/combats/descriptions/dialogues
  • l’ambiance steampunk des derniers chapitres
  • l’illustration de la première de couverture (eh oui, ça compte lorsqu’on achète le livre papier)

J’ai moins aimé

  • le manque de diversité des personnages
  • le manque de profondeur de certains personnages présents continuellement à but décoratif

Résumé

« Puissant, immense, tout de verre et d’acier, le Grand Train de 7h45 vient de s’ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge sang aux pieds d’un passager. Pour déjouer l’attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l’oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d’un effroyable secret : l’emplacement de la « Clé » qui pourrait détuire Dieu, détruire surtout la crainte qu’il inspire aux hommes.
Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s’immerge dans un univers peuplé d’ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l’éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les méandres de la foi, on revient riche d’une seule certitude : ce « pour ou contre » Dieu qui a forgé notre conscience d’être au monde, cette croyance ou ce déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu’ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende ! »

Lire les premières pages

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