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Tes ailes comme des étendards
Tendues vers le ciel
S’élèvent au dessus des cimes

Ton ombre plane
Couve la terre
Sur le duvet des jonques
Aux voilures scellées

Le sang sèche
Sur tes plumes
Cisaillées

T’allant percer les yeux
De l’hydre-monde
L’azur s’émiette

Des étincelles sur tes ailes froissées
Crépitent
Ciel-bataille
Nuages-tranchées

Les oisillons viendront
Se nourrir sur ta dépouille
Et manger tes yeux
Aux iris nécrosés
De n’avoir vécu que pour regarder la mort

Ne resteront que les os
Érigés en monument
Les cotes pointant les astres
Palais abandonné
Ruine de château dont ne subsistent que les tours

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2 réflexions sur “Sirocco

  1. Je trouve ce poème très bien écrit, j’aime beaucoup les images développées… J’apprécie particulièrement le fait que cette chose qui au début semble être un oiseau (« tes ailes ») s’avère être mangé par des « oisillons ». J’ai pourtant un peu de mal à comprendre qui ou plutôt qu’est ce qu’est ce « Tu ». Une ville ?

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