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La plupart des activités que nous pratiquons pour nous détendre et nous divertir le weekend ou pendant les vacances reposent sur la consommation : shopping entre amis, cinéma en amoureux, restaurant en famille… Les loisirs culturels n’échappent malheureusement pas à cette logique. Même dans les musées innovants, il est plus souvent question d’être le spectateur passif d’une exposition destinée à nous faire absorber des informations visuelles et sonores que d’être actif, de faire soi-même, de construire, d’interagir avec le milieu.

Du bon usage du temps libre

Une différence fondamentale réside entre avoir et être. Or, si chacun est nécessaire, il est souvent bien difficile de trouver le moyen d’exercer le second, notamment lorsqu’il s’agit d’effectuer une sortie en groupe. Nous ressentons le besoin de renouer avec le présent et de communier tant avec autrui qu’avec notre environnement, trop régulièrement délaissés en faveur du numérique. Réapprendre à consommer son temps et son énergie, c’est-à-dire sa vie, son être, plutôt que des produits est peut-être une alternative à la méditation pour reprendre pied dans une société de l’excès prônant tantôt la précipitation, tantôt l’extrême lenteur voire l’inertie la plus totale.

La réalité est-elle devenue une fiction?

Dans notre culture du loisir aliéné, il est parfois nécessaire de rompre avec l’utilitarisme et de se réconcilier avec le désintéressément. La valeur et la qualité d’une activité ou le plaisir que vous prendrez à l’effectuer ne sont pas conditionnés par le bénéfice immédiat qu’elle pourrait vous apporter en termes de compétences ou de connaissances acquises. Le temps libre n’a pas vocation à être rentable bien qu’il s’agisse d’une denrée rare.

Défis : objectif liberté

C’est dans cet état d’esprit qu’évolue le parc de loisirs acrobatiques vanciAventure, à un quart d’heure de Lyon et desservi par le bus C5 du réseau TCL. Depuis son ouverture il y a deux ans, cette start-up ne cesse de se réinventer afin de proposer de nouveaux services à ses visiteurs. Porté par une équipe soudée, jeune et dynamique, le parc dispose désormais d’un impressionnant panel d’activités allant du parcours d’accrobranche adapté aux moins de sept ans jusqu’au challenge commando réservé aux adultes en passant par un escape game accessible dès seize ans. On peut dire que l’installation n’a pas volé son titre et forme bien un condensé d’aventures pour petits et grands.

VanciAventure est l’endroit idéal pour affronter ses peurs et repousser ses limites sans jamais se mettre en danger. Toujours amicale et bienveillante, l’équipe du parc sillonne en permanence les cinq parcours aériens afin de s’assurer du bon déroulement de chacun des 58 ateliers. Les moins téméraires, les accompagnateurs et les amoureux de la nature et de l’Histoire trouveront aussi de quoi passer un bon moment en se promenant sur le site arboré du fort militaire. Des panonceaux disposés au bord des sentiers vous permettent de retracer la vie du lieu.

Myster rap, sa bande jazz

Si vous en avez l’occasion, n’hésitez pas à prendre le temps de discuter avec Jean-Noel Harthé, le gérant du parc. Il sera certainement ravi de vous conter la généalogie de son projet et de partager mille petites anecdotes et mésaventures au sujet de son entreprise. Il vous confiera par exemple que si deux adorables félins ont été recrutés en renfort, c’est bien entendu pour défendre le fort contre l’envahisseur zélé, fin gourmet amateur de fromage : la souris. La narration, entendue au sens de storytelling, est en effet l’essence même du parc puisqu’il s’agit de faire du visiteur le héros d’une aventure. C’est d’autant plus vrai concernant l’escape game moins axé sur la résolution d’énigmes complexes que sur la capacité des joueurs à se faire leur propre film, influencés par les 500 m2 de décor horrifique chiné directement au Vinatier, l’hôpital psychiatrique de Bron. Le parc propose ainsi une variante du genre inspirée du modèle de la murder party, enquête grandeur nature dont le plaisir repose avant tout sur le jeu de rôle. L’expérience promet d’être autant plus réussie qu’elle est systématiquement effectuée de nuit.

En somme, Jean-Noel a des idées et du talent à revendre lorsqu’il est question de faire remuer les méninges et les muscles des visiteurs de son parc. Il faut dire que le jeune entrepreneur a de qui tenir et se présente comme le digne héritier de Jean-Marc Harthé, le directeur de Mini World. Il vous faudra plus d’une journée pour faire le tour des activités accessibles sur le site, sans compter que de nouvelles sont encore en gestation.

© crédit photos vanciAventure

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